A Vous De Dire!
C'est fini, ça s'est passé du 13 au 27 mai 2011
Place l’Ilon

Est-il possible d’habiter une ville ?
Le mur de la liberté...
Une réalisation de Ayfer Polat - Stagiaire en Formation de Cameraman-Monteur à RTA ASBL :
http://www.rta.be/formation/ayfer-2011.html
Comment ?
Par un dessin ou un texte sur un carré de papier de 8cm x 8cm à déposer dans les urnes des commerçants affichant sur leur vitrine leur participation à l’action, ou, directement sur la Place de L’Ilon pendant la présence de l’artiste du 13 mai au 27 mai.
Il va sans dire que toute remarque, ou texte, ou dessin obscène,
allant à l’encontre de l’intégrité de l’être humain d’où qu’il vienne ne sera pas intégré par l’artiste.
Pourquoi ?
Poser un acte dans votre lieu de vie ou de passage quotidien,
intervenir c’est déjà y réfléchir et se situer.
Une rue, des bâtiments, des êtres humains, des visages, des passants, un quartier, regarder, s’impliquer au milieu du délabrement.
Nous marchons dans des villes à l’abandon, des maisons autrefois habitées se déchaussent comme une dent dans une mauvaise gencive, une carie douloureuse dans l’esthétique d’un quartier, ceux qui passent ne voient rien de plus que des vitres mortes et sales, ceux qui y vivent s’imprègnent à leur insu de la tristesse de cette situation comme si ils marchaient dans les décombres de la vie passée, une âme perdue, une béance qui n’émeut peut-être pas consciemment le plus grand nombre mais qui influe sur la convivialité, sur l’intérêt des investisseurs, une note grise dans le quotidien de ses habitants, un glissement vers la passivité, le fatalisme
L’action du quartier des Ponts Spalaux tend à poser au citoyen des questions sur l’état de son environnement par l’intermédiaire d’une action artistique menée en relation avec le quotidien, les habitants, une manière de les impliquer à la réflexion sur l’impact de l’endroit dans lequel nous évoluons sur notre vie.
Pour ce faire, un artiste par son intervention tentera de réveiller la conscience de chacun sur le fait qu’il est possible de s’approprier son espace de vie, par un positionnement, un questionnement, par une action que nous pourrions appeler « civique », une implication.
Les habitants et passants seront donc invités à participer à l’élaboration de l’œuvre, les commerces seront mis à contribution recevant une urne et le matériel nécessaire à l’expression du citoyen par un dessin ou un mot qui se retrouvera au milieu de l’œuvre, l es écoles également par l’intermédiaire d’une sensibilisation des plus jeunes et l’expression de ce qu’ils veulent dire grâce à un mot ou un dessin qui se verra aussi intégré dans l’œuvre.
L’artiste quant à lui stationnera deux semaines sur le trottoir du quartier sous une tonnelle, huit heures par jour en continuant le travail artistique il répondra aux questions, motivera les passants intéressés par la démarche à poser un acte, deux semaines pour établir une connexion entre les résidents et leur lieu de vie dans la dynamique d’un acte créatif et interpellant. L’œuvre sera éphémère, elle s’appliquera sur les vitres des bâtiments publics à l’abandon du quartier, avec le secret espoir pour l’artiste de lancer une démarche naturelle au sein d’un quartier, se dire qu’il est possible par l’implication de chacun d’embellir par une démarche artistique un lieu de vie, une réappropriation, une insertion de l’humain, un sourire, une question, interpeller, se sentir concernés et considérés.
Thierry Robrechts
Des carrés d'expression tout en couleurs...
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